Dans les forêts de Sibérie – Virgile Dureuil

Dans les forêts de Sibérie – Virgile Dureuil

Je n’ai jamais lu de livres de Sylvain Tesson. Jamais. Je n’ai même jamais été curieuse d’en consulter un. Mais après avoir fini toutes les BD qui me faisaient envie dans la dernière commande reçue à la médiathèque, je me suis laissée tenter.
J’ai découvert à cette occasion que Sylvain Tesson était parti vivre plusieurs mois dans une cabane dans les forêts de Sibérie, sur les bords du lac Baïkal. Cette BD nous en fait le récit, inspiré du récit paru chez Gallimard.

Un petit point géographie, et en image s’il vous plaît !

Entre Paris et le lac Baïkal, il y a environ 6 673 km.

Donc Sylvain Tesson s’est installé sur les bords du lac Baïkal pour quelques mois, dans une isba (petite cabane en bois traditionnelle) se trouvant à 5 jours de marche du premier village, en pleine nature. Il y a pris le temps de vivre, s’abreuvant de lectures et de vodka, coupant son bois pour se chauffer, allant pêcher sur le lac gelé, et se promenant dans la nature couverte de neige. Parfois quelques amis paysans lui rendent visite, ou encore il prenait lui-même le temps d’aller les voir. Ces derniers lui donnèrent deux chiots, autant pour lui tenir compagnie que pour le prévenir au cas où un ours s’approcherait de sa cabane. Un peu de patins à glace, un peu de canoë, apprendre à regarder la lumière et par la fenêtre.

Vous l’aurez compris, dans cette bande dessinée c’est ce quotidien en Sibérie qui nous est conté. Un quotidien d’une simplicité déconcertante, mais hypnotisant. J’avais peur de m’ennuyer. Que nenni ! A chaque page j’étais admirative, et impressionnée par cette nature que je ne connais pas, ni de près ni de loin.

Ce récit m’a subjugué. Jamais il ne me serait venu à l’esprit d’aller me rouler dans la solitude et la neige pour m’éloigner d’une société remplie d’injonctions et d’obligations. J’aurais trop peur de m’ennuyer sans les médias qui emplissent désormais nos existences, sans moyens de transports, sans magasins où faire ses courses, et surtout, j’aurais peur de la solitude. Mais ce texte, superbement mis en illustrations a ouvert une petite (toute petite) porte en moi. Et pourquoi pas ?

Donc une belle invitation au voyage, et à lâcher du lest. Et cette BD m’a donnée envie de m’attaquer aux livres de Sylvain Tesson. Carton plein !

Dans les forêts de Sibérie, Virgile Dureuil, Casterman, 2019.
Se le procurer : par là !

Publicité

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s